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    Accueil > AP de la région > AP transfrontalières English

    •  Qu'est ce q'une aire transfrontalière ?
    •  Quelques exemples d'aires protégées transfrontalières en Afrique de l'Ouest

    PGET 
    WAP 
    Parc W 
    Réserve du delta du fleuve Sénégal  

    Qu'est ce q'une aire transfrontalière ?

    Une aires protégée transfrontière est «  une étendue de terre et/ou de mer qui est à cheval sur une ou plusieurs frontières entre des États, des unités sous-nationales telles que des provinces et des régions, des zones autonomes et/ou des zones qui tombent en dehors des limites de la souveraineté ou de la juridiction nationales, dont les parties constitutives sont spécialement consacrées à la protection et à la conservation de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles qui y sont associées, et gérée en coopération par des moyens juridiques ou par tout autre moyen efficace (UICN, 1994).  »

    Les aires protégées transfrontalières sont un outil important de la conservation. D'une part, elles permettent la coordination des unités et corridors écologiques à des échelles supranationales, d'autre part elles peuvent promouvoir la coopération et créer de la confiance entre régions. Preuve de leur intérêt, le nombre d'aires protégées transfrontière a augmenté de par le monde : de 59 en 1988, il est passé à 169 en 2001.


     

    Au sein de ces aires protégées partagées entre pays, les Parcs pour la Paix occupent une place spéciale : ce sont «  des aires protégées transfrontalières qui sont officiellement consacrées à la protection et à la conservation de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles qui y sont associées, ainsi qu'à la promotion de la paix et de la coopération. »

    C'est pourquoi l'UICN, la fondation des parcs pour la paix, le WWF international et l'Université pour la paix ont décidé de lancer un partenariat des parcs pour la paix , dont les objectifs sont notamment de catalyser la création de nouveaux parcs pour la paix, de renforcer les parcs existants en donnant la priorité aux aires classés au Patrimoine mondial, et de renforcer les capacités à travers de l'assistance technique.

    En Afrique de l'Ouest, il y a 1 site du Patrimoine mondial transfrontalier (Mont Nimba) et 2 réserves de Biosphère transfrontalières ( parc W et Delta du fleuve Sénégal ).

    Pour en savoir plus sur …
    • Le réseau des aires protégées transfrontalières
    • Les publications de la WCPA sur les aires protégées transfrontalières
    • Le document de référence  
    • La fondation les parcs pour la paix (Afrique du Sud)  

    Quelques exemples d'aires protégées transfrontalières en Afrique de l'Ouest

    • PGET  : Planification de la Gestion des Ecosystèmes Transfrontaliers?(2005-2010), Bureau national de l'UICN au Burkina Faso

    Cette initiative sur 15 ans propose un renforcement de la concertation entre les principaux acteurs des espaces transfrontaliers du Burkina Faso dans le but de faciliter les échanges d'information et d'expérience. Elle couvre l a Forêt Classée et Réserve Partielle de Faune de la Comoé Léraba (Burkina Faso - Côte d'Ivoire) ; le Parc national de Kaboré Tambi et ses territoires périphériques (Burkina Faso - Ghana) ; la Réserve Partielle de Faune du Sahel (Burkina Faso - Mali). Le projet vise à promouvoir la mise en cohérence des approches et l'expérimentation d'actions concertées (aménagement, surveillance, exploitation raisonnable des ressources naturelles), afin d'arriver à des plans concertés et transfrontaliers de gestion et d'utilisation durable des ressources et de l'espace.

    L'initiative PGET accompagne les programmes nationaux des pays, soutenus par le Fonds pour l'Environnement Mondial : Partenariat pour l'Amélioration de la Gestion des Ecosystèmes Naturels (PAGEN) au Burkina Faso, Programme Cadre de Gestion des Aires Protégées (PCGAP) en Côte d'Ivoire, Programme de Conservation et de Valorisation du Gourma Malien (PCVGM) au Mali, Northern Savannah Biodiversity Conservation Project (NSBCP) au Ghana.

    Les objectifs spécifiques du projet sont :

    •  Réaliser une cartographie de l'espace, des ressources et des problématiques transfrontalières ;
    •  Expérimenter un mécanisme de concertation entre les acteurs et un programme pilote d'actions concertées ;
    •  Elaborer et adopter un plan concerté pour la gestion et l'utilisation durable de l'espace et des ressources ;
    •  Mettre en place un dispositif de suivi du programme et de communication avec les décideurs et le public.

    L'UICN Burkina Faso assure l'ensemble de la mise en ouvre de cette initiative.
    Ceci inclut :
    •  l'administration et le suivi du projet, de même que la facilitation des interactions entre parties prenantes ;
    •  le recrutement d'une expertise internationale et la supervision d'études et travaux de caractérisation et de suivi des écosystèmes ;
    •  la facilitation de l'élaboration du programme d'actions concertées ; ?
    •  la facilitation de l'élaboration du plan de gestion.

    Le budget du projet pour la première phase de 5 ans est de 5,6 millions d'euros. Le principal bailleur est le FEM/Banque Mondiale.

    Pour en savoir plus...

    •  WAP  : W Arly Pendjari (2005-2010), projet FEM, Burkina Faso

    Le complexe WAP, W (parc sur 3 pays), Arly (Burkina Faso), Pendjari (Bénin) est le plus large et le plus important continuum d'écosystèmes terrestres, semi aquatique et aquatique en Afrique de l'Ouest. Il couvre 31 000 km 2 et même 50 000 km 2 en incluant les aires riveraines, répartis sur 3 pays : 43% au Benin, 36% au Burkina Faso et 21% au Niger. Il protège 50 % de la population d'éléphants de savane d'Afrique de l'Ouest (plus de 3,800 éléphants), plus de 378 d'espèces d'oiseaux sédentaires et paléoartiques et d'une importance critique pour les dernières populations de mammifères sahéliens et soudanais.

    L'objectif du projet WAP est la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité au sein du complexe W, Arly, Pendjari à long terme. Le projet travaille en particulier en périphérie des aires protégées, avec les communautés locales, et vise à ce que ces dernières deviennent des acteurs importants de la conservation des aires protégées du complexe. Le projet travaillera sur l'utilisation des terres à l'échelle du complexe, mettra en place des mécanismes de prévention des conflits à l'échelle de la commune, de la province et du pays, et il visera à promouvoir les entreprises durables du point de vue de la biodiversité

    Un deuxième objectif est que les aires protégées soient bien gérées et reliées au niveau national. Des organismes de consultations et de gestion seront mis en place pour consulter les communautés résidentes, les transhumants, les groupes de femme et le secteur privé dans chaque pays. Un mécanisme de partage équitable des coûts et bénéfices sera négocié et mis en place par les principaux acteurs (secteur privé, communautés, Etat) dans chaque pays.

    Enfin, un mécanisme de coordination régional sera mis en place à l'échelle du complexe, de façon à ce que la planification et la gestion se fassent de façon concertée dans les trois blocs. De plus, un plan pour promouvoir le financement durable du développement des aires protégées et leur gestion sera mis en ouvre.

    Le coût total du projet est de 24,2 M $  ; le financement du FEM/PNUD est de 5,6 M $. Le bureau national de l'UICN Burkina Faso a eu la responsabilité de mettre en ouvre un processus participatif pour élaborer le projet (WAP). L'UICN sera responsable de lapartie suivi/évaluation du projet qui devrait commencer ses activités en fin 2007.

    Pour en savoir plus...

    •  Parc W  : programme ECOPAS (2001-2005, Union européenne)

    L'objectif principal du programme ECOPAS sur le parc du W est d'inverser les processus de dégradation des ressources naturelles et préserver la biodiversité au bénéfice des populations. Il y a 3 niveaux d'intervention dans le projet :

    • Intervention et Aménagement  : Cela concerne le Parc du W, les zones cynégétiques et zones périphériques à usages multiples, ainsi que les zones d'intervention sur la conservation du lamantin et de la girafe au Niger. C'est à cette échelle que seront conduites les actions d'aménagement physiques et les actions en périphérie.

    • Coordination territoriale à l'échelle du complexe écologique du Parc W : C'est l'échelle d'appréhension des questions d'aménagement du territoire et de coordination des actions des différents bailleurs de fonds ainsi que d'organisation spatiale des activités économiques de valorisation de la biodiversité (notamment cynégétiques).

    • Régionale : C'est à ce niveau que sera aussi recherché une partie des causes des dynamiques de dégradation du Parc W et où les impacts des actions réalisées par le Programme ECOPAS seront perceptibles.

    Au plan technique les grands résultats attendus du projet sont :
    • La valorisation durable des ressources naturelles à travers une mise en place de mécanismes de distribution équitable des bénéfices publics et privés au bénéfice des populations riveraines des aires protégées ;
    • La création de capacités régionales de conservation et de gestion des ressources naturelles ;
    • Le développement des connaissances scientifiques sur la dynamique des écosystèmes, l'écologie de la faune et la biodiversité ;
    • La mise en place de mécanisme d'autofinancement pour la gestion des ressources naturelles.
    • Le coût total du projet est de 20 M € pour la période 2001-2005 et provient du Fond européen de développement.

    • Création de la Réserve de biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal  

    La Réserve de biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal créée 2005 couvre une mosaïque d'écosystèmes du delta et des côtes à l'embouchure du fleuve Sénégal qui forment la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie ( 641 758 ha ).  Elle intègre, côté mauritanien, la réserve de Chatt'Boul et le parc National du Diawling ainsi qu'une partie maritime. Côté Sénégalais, elle intégrera le Parc du Djoudj , les réserves de Guembeul et de la Langue de Barbarie , l'estuaire du fleuve et l'agglomération urbaine de Saint-Louis.

    Le delta est l'un des grands sanctuaires de l'Afrique de l'Ouest pour les oiseaux migrateurs ; il abrite cinq sites RAMSAR et deux sites du patrimoine mondial dont la ville de Saint-Louis. Sa gestion durable coordonnée est fondamentale pour les deux pays. La réserve forme donc un ensemble cohérent du point de vue du fonctionnement des écosystèmes, mais également sur bien d'autres aspects non moins importants comme le peuplement, l'histoire et la culture.

    Le classement du bas delta du fleuve Sénégal en Réserve de Biosphère transfrontière a été possible grâce à l'appui du Bureau mauritanien de l'UICN. Il renforce la reconnaissance internationale de cette importante zone et apporte la synergie nécessaire aux interventions de lutte contre la pauvreté d'une part et de conservation de la biodiversité d'autre part. Il permettra de renforcer la mobilisation de la population sur les deux rives dans une dynamique commune de gestion durable des ressources naturelles et des espaces.

    Pour en savoir plus...
    http://www.unesco.org/mabdb/br/brdir/directory/biores.asp?code=MRT-SEN+01&mode=all

     
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