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 Le projet APAO

Le signe APAO signifie Aires Protégées d’Afrique de l’Ouest. C’est ce sigle qui a été donné au projet d’évaluation de l’efficacité de la gestion des aires protégées d’Afrique de l’Ouest qui a démarré en octobre 2007 et se terminera en septembre 2010.

Ce projet est cofinancé par le Fonds Français pour l’Environnement mondial (FFEM), la Fondation Internationale pour le Banc d’Arguin (FIBA), l'UNESCO et l’UICN. Il vise à promouvoir la conservation de la diversité biologique par l’amélioration des modes de gestion des aires protégées de la sous région, et en particulier par l’implication des populations locales dans les processus de gestion.

 Géré depuis Ouagadougou, il comporte quatre objectifs majeurs :

- mettre en place un système et une méthode simples et transparents de suivi/évaluation de l’efficacité des aires protégées, de toutes catégories… 
- réaliser un nombre significatif d’évaluation, diffuser les résultats et identifier les sites pilotes exemplaires ;


 

- sur ces sites, renforcer les connaissances nécessaires à la gestion et développer des solutions innovantes permettant de répondre aux challenges identifiés ;

- et proposer des formations adaptées aux nouveaux enjeux, sous forme de modules ciblés et d’un master régional.

1. Des évaluations…

Depuis son lancement, le projet a formé une cinquantaine de « pairs » dans la région qui ont réalisé plusieurs évaluations de systèmes de gestion ou de parcs, par exemple en Côte d’ivoire, en Mauritanie, au Mali, en Guinée, au Togo, au Tchad ou encore au Burkina faso (voir la rubrique publications)… Les recommandations émises sont notamment utilisées pour asseoir les priorités de gestion dans le cadre de la mise en œuvre du programme de travail sur les aires protégées de la convention sur la diversité biologique... mais également servent de support à la définition d’études approfondies ou à la mise en place de stratégies de conservation par les Etats.

De nombreux acteurs du monde de la conservation, comme le WWF, TNC ou le Centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO ont développé des méthodes d'évaluation. Elles sont nombreuses mais ont toutes un socle commun : le cadre développé par la Commission Mondiale des Aires Protégées (CMAP ou WCPA en anglais) de l'UICN.

2... des formations…

Le projet a lancé une formation de troisième cycle sur la gestion des aires protégées, (Master), en 2008. Cette formation était abritée par trois institutions : l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau de l’Environnement (2iE), l’Université de Ouagadougou (Burkina Faso), et l’Université d’Abobo Adjamé (Côte d’Ivoire). Le 2iE ayant dénoncé la convention de partenariat en juin 2008, le Master est en cours de restructuration avec d’autres partenaires. Par ailleurs, le projet APAO assure des formations jugées prioritaires sur la base des résultats des évaluations comme le renforcement des capacités des femmes dans les processus de concertation sur les aires protégées, l’information sur l’accès aux financements pour les projets de conservation, des formations ciblées sur les outils de suivi des parcs (comme le Enhancing our Heritage du Patrimoine Mondial)… Ce projet est aussi le principal partenaire de la formation continue développée par le PAPACO, et dont le support financier clef est le FFEM.

3 Des connaissances, des actions...

Le projet soutient aussi des études pour mieux connaître les aires protégées et leurs modes de gestion, en liaison avec les centres de recherche. Ont ainsi été réalisées une étude sur la gestion des sites du patrimoine mondial en Afrique de l’Ouest, une sur les aires protégées communautaires, une sur l’apport de la chasse pour la conservation...  Egalement, il teste des solutions innovantes pour avancer vers la gestion la plus efficace des parcs. Plusieurs petits projets sur l’équité dans les aires protégées ont ainsi été financés… Le projet supporte également divers programmes, sur la lutte contre les dégâts d’animaux, ou encore la réhabilitation d’un parc au Burkina Faso, sur les inventaires… Ainsi deux exemples de projets en cours :

  1. Une étude sur l’inventaire et le suivi de la migration des grands et moyens mammifères  terrestres, dans les aires protégées de Cacheu et de Cantanhez en GUINEE BISSAU : l’étude s’efforce de combler l’insuffisance de données quantitatives relatives à la distribution spatiale et à la richesse spécifique de la faune dans les aires protégées terrestres de Guinée Bissau, en vue de mettre à la portée des gestionnaires des parcs l’information scientifique indispensable. Elle permet la collecte de données fiables sur la faune (grands et moyens mammifères) et la définition du statut des différentes espèces qui fréquentent les deux parcs. Parallèlement, la cartographie du territoire est faite dans le but de mieux orienter les conservateurs sur les sites d’importance biologique, écologique ou touristique qui méritent d’être suivi avec attention. Ce travail est mené avec l’Institut pour la Biodiversité et les Aires Protégées (IBAP) de Guinée Bissau.
  1. Un projet de conservation des ressources biologiques de la réserve de Niénendougou au MALI. Le principal objectif de ce projet est de contribuer à réduire la pression des populations riveraines sur les ressources naturelles et la biodiversité de la réserve de Niénendougou par l’élaboration et la mise en œuvre d’outils adaptés de gestion durable et en intégrant la dimension genre. De façon, spécifique, il s’agit i) d’éduquer et sensibiliser les acteurs à la gestion des ressources naturelles et à l’équité des genres ; ii) d’élaborer et diffuser une convention locale de gestion des ressources naturelles qui prendra en compte de façon spécifique les femmes ; iii) de développer des pratiques durables de gestion des ressources forestières, via notamment la promotion des produits forestiers non ligneux. Ce travail est conduit avec l’ONG malienne DONKO.
4… et de la communication

Toutes les données produites par le projet sont mises en ligne sur le site du PAPACO, et une newsletter mensuelle fait le point de l’état d’avancement du projet (lettre APAO) qui est progressivement devenue la newsletter servant à l’ensemble des activités du PAPACO Diverses revues sont également publiées.

Le comité scientifique et technique du projet APAO (CST)

Le projet APAO est suivi par un comité scientifique et technique, composé de membres issus de la CMAP, de la recherche ou du monde de la conservation. Il est composé d'une dizaine de membres et évoluera au fur et à mesure des progrès du programme et de ses besoins. Le CST est associé aux décisions importantes du projet.

Le CST a ainsi pour principales tâches de :
• valider l'ensemble des profils des candidats pour constituer l'équipe d'évaluateurs,
• contribuer à maintenir le niveau critique de compétence de l'ensemble des évaluateurs,
• assurer un suivi et une mise à jour des méthodes d'évaluation développées,
• valider le classement par catégories des types d'aires protégées à évaluer et le choix des AP retenues pour les évaluations,
• approuver les études complémentaires et/ou de capitalisation à conduire à la suite des évaluations initiales,
• valider la nature des formations complémentaires à dispenser et le contenu du mastère spécialisé…

 
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