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•  Le patrimoine mondial
•  Les réserves de biosphères
•  Les sites RAMSAR

En dehors des catégories IUCN qui est une classification des aires protégées suivant leur mode de gestion , il existe un certain nombre de labels internationaux qui caractérisent certains écosystèmes suivant leurs particularités ou leurs spécificités biophysiques . Ainsi certaines aires protégées qui abritent des écosystèmes ou des sites uniques à l'échelle de la planète ont été déclarés comme patrimoines naturels de l'humanité par l'UNESCO. Certaines zones humides sont sur la Liste dite de «Ramsar» des zones humides d'importance internationale. D'autres territoires ont été identifiés comme réserve de biosphère


Le patrimoine mondial

La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel , adoptée par l'UNESCO en 1972 encourage l'identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde considéré comme ayant une valeur exceptionnelle pour l'humanité. Ce qui rend unique le concept de patrimoine mondial est son application universelle. Les sites du patrimoine mondial appartiennent à tous les peuples du monde, sans tenir compte du territoire sur lequel ils sont situés.

La mission de l'UNESCO en faveur du patrimoine mondial consiste entre autre à :


• · aider les Etats parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle ;
• · encourager les Etats parties à élaborer des plans de gestion et à mettre en place des systèmes de soumission de rapports sur l'état de conservation des sites du patrimoine mondial ;
• · encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel ;
• · fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat.

Il y a 9 sites naturels classés au Patrimoine mondial en Afrique de l'Ouest et 1 site mixte.

PAYS

Sites NATURELS du Patrimoine Mondial en Afrique de l'Ouest

Surface totale (ha)

Date de création

Classé en danger depuis

Remarque

Pour en savoir plus : lien vers le site de l'UNESCO

Côte d'Ivoire

Parc national de la Comoé

1 149 250

1983

2003

http://whc.unesco.org/fr/list/227

Côte d'Ivoire

Parc national de Taï

330 000

1982

http://whc.unesco.org/fr/list/195

Côte d'Ivoire

Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba

5 000 en RCI

1981

1992

Site transfrontalier

Guinée

Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba

19 000

1982

1992

Site transfrontalier

http://whc.unesco.org/fr/list/155

Mali

Falaises de bandiagara

400 000

1989

Site Mixte

http://whc.unesco.org/fr/list/516

Mauritanie

Parc national du Banc d'Arguin

1 200 000

1989

http://whc.unesco.org/fr/list/506

Niger

Réserve de l'Air et du Ténéré

7 736 000

1991

1992

http://whc.unesco.org/fr/list/573

Niger

Parc National du "W"

220 000

1996

http://whc.unesco.org/fr/list/749

Sénégal

Sanctuaire de Djoudj

16 000

1981

http://whc.unesco.org/fr/list/25

Sénégal

Parc national du Niokolo-Koba

913 000

1981

2007

http://whc.unesco.org/fr/list/153

 

Par ailleurs il existe six sites naturels en Afrique Centrale , dont cinq en RDC (Kahuzi Biega, Okapi, Salonga, Virunga et Garamba, tous classés en péril) et un au Cameroun (Dja).
Dans le monde, en 2009, il existe 176 sites naturels dont 16 en Af du Centre et de l'Ouest (9%). 16 sites sont en danger dans le monde (9%) d ont 12 sont en Afrique (75%) e t 11 d'entre eux sont dans la région (90%). En conclusion, 70% des sites naturels de la région sont en danger.

Les réserves de biosphères

Le Programme sur l'homme et la biosphère ( Man and Biosphere MAB) de l'UNESCO, lancé en 1970, vise à réduire la perte de biodiversité au niveau mondial par des approches écologiques, sociales et économiques et à améliorer les relations entre les gens et leur environnement global. Une Réserve de Biosphère est un site de démonstration du développement durable, ce n'est pas un territoire mis sous cloche, d'où l'Homme serait exclus, c'est un territoire animé, vivant et accueillant.

La désignation des réserves de biosphère n'est pas couverte par une convention internationale : elles doivent remplir les critères définis dans la stratégie de Séville en 1995. Dans une réserve de biosphère, il existe trois types de zones : une aire centrale, bénéficiant d'une protection à long terme et permettant de conserver la diversité biologique, de mener des recherches et autres activités peu perturbantes, une zone tampon utilisée pour des activités de coopération, y compris l'éducation relative à l'environnement, les loisirs, l'écotourisme et la recherche appliquée et fondamentale, et une aire de transition extérieure qui peut comprendre un certain nombre d'activités agricoles, d'établissements humains ou autres formes d'exploitations durables des ressources.

Les réserves de biosphère sont regroupées dans un réseau mondial, qui est un outil d'échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d'éducation et de formation. Avec plus de 480 sites dans plus de 100 pays, ce Réseau offre l'occasion de tester, dans des contextes particuliers, des approches qui, en alliant connaissances scientifiques et modalités de gouvernance, visent à :

• · Réduire la perte de biodiversité.

• · Améliorer les moyens de subsistance des populations.

• · Favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles essentielles à la viabilité du développement durable.

• · Contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier à l'objectif 7 sur le développement durable.

La particularité de cette classification est sa souplesse dans le mode de gestion qui laisse une grande marge de créativité. Cette flexibilité a permis notamment le développement de réserves transfrontalières.

Il y a 18 réserves de Biosphères en Afrique de l'Ouest dont 2 réserves transfrontalières. Ces réserves sont regroupées dans un réseau appelé AfriMab.

Pour en savoir plus sur le réseau AfriMab 

Pour en savoir plus sur le programme

Pour en savoir plus sur la stratégie de Séville 

Les sites RAMSAR

La Convention sur les zones humides, signée à Ramsar, en Iran, en 1971, est un traité  intergouvernemental qui sert de cadre à l'action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. La Convention compte actuellement 154 Parties contractantes qui ont inscrit 1650 zones humides, pour une superficie totale de 149,6 millions d'hectares, sur la Liste dite de « Ramsar » des zones humides d'importance internationale. 51 sites sont classés en Afrique de l'Ouest (voir carte).

Pour en savoir plus sur les sites RAMSAR  

 

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