· aider les Etats parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle ;
· encourager les Etats parties à élaborer des plans de gestion et à mettre en place des systèmes de soumission de rapports sur l'état de conservation des sites du patrimoine mondial ;
· encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel ;
· fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat.
Il y a 9 sites naturels classés au Patrimoine mondial en Afrique de l'Ouest et 1 site mixte.
Par ailleurs il existe six sites naturels en Afrique Centrale , dont cinq en RDC (Kahuzi Biega, Okapi, Salonga, Virunga et Garamba, tous classés en péril) et un au Cameroun (Dja).
Dans le monde, en 2009, il existe 176 sites naturels dont 16 en Af du Centre et de l'Ouest (9%). 16 sites sont en danger dans le monde (9%) d ont 12 sont en Afrique (75%) e t 11 d'entre eux sont dans la région (90%). En conclusion, 70% des sites naturels de la région sont en danger.
Les réserves de biosphères
Le Programme sur l'homme et la biosphère ( Man and Biosphere MAB) de l'UNESCO, lancé en 1970, vise à réduire la perte de biodiversité au niveau mondial par des approches écologiques, sociales et économiques et à améliorer les relations entre les gens et leur environnement global. Une Réserve de Biosphère est un site de démonstration du développement durable, ce n'est pas un territoire mis sous cloche, d'où l'Homme serait exclus, c'est un territoire animé, vivant et accueillant.
La désignation des réserves de biosphère n'est pas couverte par une convention internationale : elles doivent remplir les critères définis dans la stratégie de Séville en 1995. Dans une réserve de biosphère, il existe trois types de zones : une aire centrale, bénéficiant d'une protection à long terme et permettant de conserver la diversité biologique, de mener des recherches et autres activités peu perturbantes, une zone tampon utilisée pour des activités de coopération, y compris l'éducation relative à l'environnement, les loisirs, l'écotourisme et la recherche appliquée et fondamentale, et une aire de transition extérieure qui peut comprendre un certain nombre d'activités agricoles, d'établissements humains ou autres formes d'exploitations durables des ressources.
Les réserves de biosphère sont regroupées dans un réseau mondial, qui est un outil d'échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d'éducation et de formation. Avec plus de 480 sites dans plus de 100 pays, ce Réseau offre l'occasion de tester, dans des contextes particuliers, des approches qui, en alliant connaissances scientifiques et modalités de gouvernance, visent à :
· Réduire la perte de biodiversité.
· Améliorer les moyens de subsistance des populations.
· Favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles essentielles à la viabilité du développement durable.
· Contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier à l'objectif 7 sur le développement durable.
La particularité de cette classification est sa souplesse dans le mode de gestion qui laisse une grande marge de créativité. Cette flexibilité a permis notamment le développement de réserves transfrontalières.
Il y a 18 réserves de Biosphères en Afrique de l'Ouest dont 2 réserves transfrontalières. Ces réserves sont regroupées dans un réseau appelé AfriMab.
Pour en savoir plus sur le réseau AfriMab
Pour en savoir plus sur le programme
Pour en savoir plus sur la stratégie de Séville
Les sites RAMSAR
La Convention sur les zones humides, signée à Ramsar, en Iran, en 1971, est un traité intergouvernemental qui sert de cadre à l'action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. La Convention compte actuellement 154 Parties contractantes qui ont inscrit 1650 zones humides, pour une superficie totale de 149,6 millions d'hectares, sur la Liste dite de « Ramsar » des zones humides d'importance internationale. 51 sites sont classés en Afrique de l'Ouest (voir carte).
Pour en savoir plus sur les sites RAMSAR
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