Environ 12% du territoire de la région est aujourd’hui protégé, ce qui laisse penser que les objectifs internationaux (de la Convention pour la Diversité Biologique par exemple) pourraient être considérées comme remplis. Pourtant, dans les faits, l’évaluation des réseaux d’aires protégées révèle d’importantes lacunes en termes de compétences de gestion, et par conséquent une faiblesse des résultats obtenus en termes de conservation. Mis à part quelques cas isolés d’expériences prometteuses, qui demeurent d’ailleurs encore très fragiles sur le moyen terme, la situation globale des aires protégées en Afrique centrale et occidentale se détériore, d’année en année.
Si certains problèmes peuvent être compensés par l’apport de supports techniques ou financiers, la majeure partie d’entre eux (et certainement les plus importants) ne pourront être résolus que par les gestionnaires eux-mêmes ; cela dépend principalement donc de leur capacité à gérer l’ensemble des enjeux liés aux aires protégées (conservation de la biodiversité, restauration d’écosystèmes, gestion de l’interface avec les populations riveraines, enjeux financiers, sensibilisation, développement local, communication, etc.).